Politique – Construire l’Ile Rodrigues de demain

février 16, 2019

 

“Nous ne voulons pas d’une autonomie panadol”

“Le PMSD n’a pas de place dans le paysage politique Rodriguais.”

Huit ans de hauts et de bas; huit ans de combat; mais huit ans de perséverance, en dépit d’un court moment d’hibernation. Le Front Patriotique Rodriguas (FPR), formé sous le leadership de Johnson Roussety, ancient Chef Commissaire, suite à une dissidence avec son parti d’antan, le Mouvement Rodriguas (MR), a vu le jour le 1er février 2011 à Saint François, selon ses dirigeants.

Un parti qui, depuis peu, est devenu le FPRe (e pour écologique pour symboliser qu’il veut mener une politique écologique et saine avec des actions qui tiendront en compte l’impacte écologique et environnemental). Mais la vision reste la même: l’autodétermination, d’après Johnson Roussety qui intervenait vendredi le 1er février 2019 lors de la célébration du 8ème anniversaire de son parti à l’hôtel Les Cocotiers, Anse aux Anglais devant une assistance de pas moins de 100 personnes sur le thème de “Construire l’ile Rodrigues de demain”.

Johnson Roussety n’a pas maché ses mots: “Nous ne voulons pas d’une autonomie panadol. Il y des défis qui nous guettent. Nous voulons d’un vrai système de gouvernement décentralisé où le Rodriguais pourra générer son propre budget et implémenter ses propres règlements et sa propre politique.

Il a fustigé le gouvernement régional dirigé par l’OPR (Organisation du Peuple Rodriguas) pour être, selon lui, “en déphasage avec ses mandants”. Il juge sa gestion des affaires comme étant catastrophique et minée par des scandales. Il pense que l’économie est au ralenti et le pays recule avec des problèmes qui accumulent de jour en jour. Il a cité pour exemple le problème de l’eau, de dialyse à la santé, l’allocation de terrains aux “grands missiers”, des projets et permis bloqués au detriment du petit peuple, qui sont, selon lui, discriminatoires.

Mais il a aussi critiqué l’opposition pour ce qu’il considère être son inertie face aux défis et souffrances des Rodriguais. Il tient le leader du MR, Nicolas Von Mally, pour responsable pour tout le mal qui prévaut dans l’ile. Ceci parce que, d’après lui, celui-ci manque de programme et de stratégies pour la défence des plus faibles, ce qui a contribué, selon lui, à la défaite du MR aux élections régionales de 2017.

En ce qui concerne le PMSD, Johnson Roussety a été on ne peut plus clair. “PMSD péna place dans le paysage Rodriguais. Rodrigues ine changé beaucoup,” dira-t-il. Mais il concède avoir, en bon citoyen et pour la courtoisie, rencontré son leader Xavier Luc Duval lors de sa dernière visite dans l’île.

Il se dit déterminé à continuer le combat et “travail pour tire pays dans so stade ki li été et amene li pli divant; nous tomber lever ensemble.” Il souhaite consolider le parti avec une communication améliorée afin d’être à l’écoute des Rodriguais, raison pour laquelle, dira-t-il, il a ouvert un bureau à Port Mathurin.

A l’issue de la fonction, qui était presidée par Lordana Meunier, on a procédé à la traditionnelle “coupe gato l’anniversaire”.

 

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 2 février2019.

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