Un Prélude au Premier Trail de l’Année

janvier 31, 2019

La Rodrigues Trail Association (RTA) lance son premier trail de l’année. Le “Trail Sampyé” est prévu pour le dimanche 3 février.

Les dirigeants espérent réunir environ 250 participants dans les différents parcours, le “Kids trail (2 km), le “trail court” (12 km) et le “long trail” (20 km).

Le départ sera donnée à partir du terrain de football de La Ferme. L’arrivée est prévue au réserve tortue Francois Leguat en passant par Piments, Baie Topaz et longeant l’aéroport et la station de dessalement des alentours.

Les participants éventuels peuvent s’inscrire aussitot que possible, en tout cas avant le 3 février auprès de l’office du tourisme à Port Mathurin, Mengoz Snack à Mont Lubin, Cader Commercial Centre à La Ferme, Le réserve Francois Leguat à Anse Quitor ou encore auprès du Trésorier, Arnaud Meunier par whatsapp sur le numéro 52508816.

Rappelons que la RTA vient de renouveler son équipe dirigeante le samedi 19 janvier dernier. Le bureau éxécutif s’est constitué comme suit:

President ………. Damien Allas

Vice President…. Michael Allet

Secretaire………. Carleen Gentil

Asst secretaie…… Menery François

Tresorier………… Arnaud Meunier

Asst Tresorier…… Clerino Edouard

Membres………… Jean Claude Ah Kang, Hamman, Rony Roussety, Joelle, Henrico Louis, Henri Ally et Ingrid Allet

Auditeurs……….. Gary Collard et Rosy Félicité

Toute personne voulant adhérer à l’association peut le faire comme suit:

S’enregistrer comme membre simple avec un droit d’entrée de Rs 100 et une contribution de Rs 175 pour chaque trail auquel elle compte partciper.

Ou alors comme “premium member” avec un droit d’entrée de Rs 100 et une contribution unique de Rs 1050 qui donne droit à la participation dans tous les trails de l’année sans frais additionnel.

Le droit de participation pour un non-membre s’élève à Rs 225 par trail.

A noter qu’à partir de cette année un “Premium membership card” avec le logo de l’association sera remis aux membres éligibles.

Il faut savoir qu’il y a tout un travail avant la tenue d’un trail avec l’organisation, le balisage des parcours, l’impression des médailles et autres arrangements administratifs. C’est très onéreux d’où la raison d’être des frais de participation, selon les dirigeants.

Le calendrier pour 2019 s’étabit comme suit:

Dimanche 3 fevrier Trail Sampye
Samedi 2 Mars Golden Bat Night Trail
Dimanche 31 Mars Trail Cardinal Jaune
Dimanche 5 Mai MCB-Port Mathurin
Dimanche 2 Juin Trail Garlet
Dimanche 30 Juin Trail Fauvette
Dimanche 18 Aout Championnat de Rodrigues
Dimanche 8 Septembre Trail Trouloulou
Dimanche 29 Septembre Trail Zernye
Dimanche 3 Novembre Trail de rodrigues (International)

Quel que soit votre parcours de prédilection, retenez bien les dates et bonne chance.

 

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 30 janvier 2019.

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Le Coq dans la Basse-cour Rodriguaise

janvier 31, 2019

“Bizin arête gagne peur. Rodrigues pas tout seul zordi, parski PMSD ensemble avec zotte”

“Vu l’absence de voix de l’opposition au parlement, le PMSD se veut être le soutien au Rodriguais et leur porte parole à l’Assemblée Nationale”

“Quand ou alle talle la main dans Port Louis, ou péna l’autonomie. Ou dépendant. Nous oulé ene Rodrigues 100% autonome.”

Salle comble ce mercredi 23 janvier pour le premier congrès du PMSD à Hermitage, Port Sud Est. Le parti du coq marque sa présence à Rodrigues

Devant un parterre enthousiaste d’environ 400 personnes le leader du PMSD et leader de l’opposition, Xavier Luc Duval et le secrétaire-général du parti, le Dr Mahmood Khodabaccus ont martelé: “Bizin arête gagne peur astere. Rodrigues pas tout seul zordi, parski PMSD ensemble avec zotte.”

Rodrigues appartient au Rodriguais, ont-ils maintenu. Et de poursuivre que le PMSD sera là pour les aider à combattre leur souffrance. Il y aura, selon leurs dires, des candidats Rodriguais aux élections nationales aussi bien que régionales. “PMSD pas pé vine la pour faire geste. Nous pas pé vine la pou perdi ou letemps. Nous pé amene nous l’expérience et nous soutien. Rodrigues pour Rodriguais. Prend zotte pays dans zotte la main.

Pour le leader des bleus, Rodrigues n’est pas autonome: “Quand ou alle talle la main avec Port Louis, ou péna l’autonomie. Ou dépendant. Nous oulé ene Rodrigues 100% autonome.” Et cette autonomie, selon lui, passe nécessairement par le développement dans tous les secteurs de l’économie, le port, l’aéroport, l’éducation, la santé, la gestion de l’eau (jugé catastrophique), la santé et autres, le tourisme.

Les dirigeants ont longuement parlé de la contribution de feu Sir Gaetan Duval dans le développement et l’épanouissement de Rodrigues, surtout dans le domaine du tourisme. C’est à lui qu’on doit le droit de vote à Rodrigues pour avoir mené un combat légal dans ce sens, dira son fils.

En tant que leader de l’opposition Xavier Luc Duval dit constater plusieurs manquement dans la gestion de l’ile, à l’instar du secteur de l’eau avec un système de dessalement qui laisse à désirer, la santé avec des pannes fréquentes des appareils de dialyse, la baisse dans le pourcentage de réussite aux examens de la SC, la gestion de la fièvre aphteuse, et la pêche entre autres.

Selon Xavier Luc Duval, les deux députés de Rodrigues à l’Assemblée Nationale ne sont que comme des appendices au gouvernement central. Rodrigues a besoin d’une voix dans l’opposition pour que les problèmes des Rodriguais soient entendus au parlement. Le PMSD sera là comme un soutien et le porte parole des Rodriguas à l’Assemblée Nationale.

Le leader n’a pas été tendre envers le chef commissaire dont le nom a été cité dans le rapport de la Commission Lam Shang Leen sur la drogue. Il a insisté qu’il doit y avoir une enquête pour en savoir plus.

Il a eu une pensée particulière pour les milliers de Rodriguais qui ont dû quitté leur ile natale en quête d’une meilleure opportunité à Maurice et ailleurs. “Mon souhait c’est que les Rodriguais qui ont quitté l’ile, faute d’emploi, et qui sont obligés de vivre dans des situations précaires à Maurice, retournent ici. Certes beaucoup ont reussi, mais il y a pas mal qui vivent dans des conditions pour le moins difficiles et inhumaines dans des taudis,” dit-il constater avec peine.

Pour conclure le leader s’interrogera: “Quand nous pou capave juger ki vraiment ine réussi dans rodrigues?  Et dira que “Nous a juge succès Rodrigues en tant ki ene l’ile, en tant ki ene region, kan sa bane Rodriguais ki Moris la par zotte meme zotte décider pou retourne ici parski ici éna prospérité, ici éna la joie, ici éna bonheur, ici éna l’avenir pour zotte.” Ce sera, selon lui, “mission accomplie” pour le PMSD.

Pour lui, si les Seychelles, à peine plus grand que Rodrigues et plus petit que Maurice avec une population d’environ 90,000 ames, ont réussi pourquoi pas Rodrigues? “Ou capave compte lor moi pour ene soutien et ene présence accrue ici.” La réussite, conclura-t-il, passe par la réforme dans tous les secteurs et le PMSD sera là à veiller à ce que tout se passe comme il se doit.

A l;issue de la réunion il a eu droit à un bain de foule et des accolades.

 

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 25 janvier 2019.

24 janvier 2019


Constat et Souhait

janvier 31, 2019

Au dernier virage de la dernière ligne droite finale de 2018, l’année semble avoir passé à vitesse de lumière. Non sans heurts.

Cependant beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Beaucoup d’agitations aussi autour du style de gestion du présent gouvernement. Des projets gouvernementaux, pour le moins opaques, imposés sur la population.  Des projets, que d’aucuns prétendent, ne figuraient pas dans le programme gouvernemental qui a conduit a son élection en décembre 2014. Escroquerie?

Les actionnaires de la défunte BAI laissés sur la touche. Au même moment certains décideurs empochent des millions. Des souscripteurs des différents produits de ce groupe toujours dans la tourmente. Un coglomérat démantelé pour des raisons occultes, même “confisqué” (vu la façon et le timing de l’opération) et vendu pour “du pain du beurre”, serait-on tenté de le dire dans le jargon local. On attend toujours les conclusions de la Commission sur la vente de Britam, avec ou sans la déposition du principal concerné, l’ex-Président Emérite du groupe, Dawood Rawat. Une tentative d’écouter ce qu’il avait à dire a capoté, pour des raisons encore floues aux yeux du grand public.

Pendant ce temps certains ministres et autres politiciens se voient offrir des largesses à coup de millions. Des notables proches du pouvoir nommés aux postes avec des rémunerations mirobolantes tandis que le petit people doit se contenter des miettes. Des officiers de police mutés pour avoir, semble-t-il, fait leur travail consciencieusement. Tentative d’amender la constitution pour mieux se placer ou s’accrocher au pouvoir, tandis qu’au même moment l’innondation fait des victimes dans des endroits à risques. Des endroits que l’on connait déjà comme étant vulnérable, mais que l’on a tendance à négliger au grand dam du dicton “gouverner c’est prévoir”.

On apprend aussi durant cette année que bien moins d’emplois ont été crées, selon Statistics Mauritius, entre 2015-2017 (14 300, dont seulement 6 600 pour les femmes) qu’entre 2012-2014 (30 300, dont 18 000 pour les femmes). Et dire qu’on est en train de tout faire pour promouvoir la condition feminine.

Quatre ans déjà, et voilà qu’on se voit flanqué de dettes de plus de Rs 310 milliards de roupies (soit 64.2% du PIB) au 30 septembre 2018, selon une analyse de Pluriconseil publiée récemment. Ces dettes qui tournaient autour de Rs238 milliards (61.6% du PIB) au 31 décembre 2014! Un bilan qualifié de lourd, avec une dette  d’environ Rs 300,000 sur la tete de chaque citoyen mauricien. De quoi faire frémir.

Avec autant de copains politiques en situation encombrante, et non des moindres, ministre, et autres, cités dans le rapport de la Commission sur la drogue (certains ont du démissioner de leur postes), sans compter le nombre de rémission ou diminution de peine pour certains notoires, le slogan “mo pou casse lérein mafia” devient de plus en plus creux.

La liste serait trop longue pour énumérer tous les frasques pour le besoin de cet article qui se veut un constat sommaire pour essayer de trouver une voie de souhait pour l’année à venir.

A chaque fin d’année c’est coutumier de souhaiter tout le meilleur pour l’année suivante. On ne va pas déroger à ce principe. Mais dans le contexte précité que peut-on espérer, sinon de se poser la question: “Est-ce qu’on n’est pas en train de se diriger vers une catastrophe économique?”

A un moment ou on parle beaucoup  d’héritage écologique pour la génération future, a-t-on fait le bon choix pour l’avenir économique?

En tout cas tout ce qu’on peut souhaiter c’est que nos dirigents prennent conscience et réctifient le tir. L’égo politique doit laisser la place au souci économique pour le bien-être justement de la génération à venir. Les projets de prestige, quoique pas mauvais pour le développement technologique du pays, ne feront qu’aggraver la situation si on s’obstine à faire fi du voeu et du besoin immédiat et effectif de la population. On ne peut qu’espérer que le nouvel an apporte un nouveau souffle pour un meilleur avenir.

Bonne année.

 

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 31 decembre 2018.

31 décembre 2018


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