Boule de cristal ou prévoyance scientifique?

avril 13, 2007

S’il y a une science qui est mal comprise c’est bien la météorologie. Même les érudits sont pris dans le spiral de l’incompréhension, de la méconnaissance et de la mal-appréciation. Que n’avait-on pas dit sur les prévisions saisonnières (The 2006-2007 summer season outlook) du service de la météorologie nationale de l’ile Maurice? On se souviendra des remarques comme prévisions dans une “boule de crystal”.

Se basant sur le comportement des indicateurs de prédiction (il y en a plusieurs), la station nationale de l’Ile Maurice avait conclu qu’il y avait une forte probabilité que l’activité cyclonique durant la saison en cour serait normale avec une dizaine de tempêtes nommées dans la région. Et dix tempêtes il y en a eu effectivement, la dernière en date, la dixiéme, étant Jaya.

Au moins une tempète passerait dans un rayon de 100 km de Maurice ou de Rodrigues provoquant ainsi des conditions cycloniques, avait encore précisé la météo mauricienne. Et Gamède avait bel et bien passé non loin de nos côtes du 22 au 25 février, ce qui avait nécessité le maintien de l’alerte III pendant au moins 35 heures et l’alerte IV pendant six heures. La Réunion n’avait pas été épargnée non plus, avec des dégats (le pont entre St Pierre et St Louis sur environ 500 mètres sérieusement endommagé) que l’on n’oubliera pas de si tôt.

On avait aussi prévu une température au-dessus de la moyenne saisonnière avec des forts taux d’humidité jusqu’à causer l’inconfort surtout de janvier à la mi-mars. Sans compter l’abondance de pluies torrentielles qui ont rempli nos réservoirs qui, auparavant, étaient dans certains cas, à moins de 40% de leur capacité.

Quoi de mieux? Ce n’était certes pas de la magie noire!

Si on peut s’accorder sur le fait que ce ne soit pas une science exacte (oh! science exacte) vu l’inhérance de la probabilité d’erreurs, on ne peut pour autant sous-estimer la capacité d’interprétation de nos scientifiques en la matière.

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Quand la nature se déchaine

avril 11, 2007

Piton de la Fournaise est en éruption. Le volcan crache depuis plus d’une semaine déjà. Des fontaines de lave fusent du cratère, débordent les versants est de l’ile de La Reunion, coupent la nationale pour atteindre la mer, causant des dégats énormes en leur passage.

Les gens sont sur le qui-vive, prêts à évacuer les alentours s’ils ne l’ont pas fait encore. Les gaz nocifs, principalement l’oxyde du souffre et les cendres volcaniques se propagent dans l’atmosphere sur plusieurs kilomètres. Les laves en contact avec l’eau de la mer provoquent des fumées épaisses et toxiques. Plusieurs personnes ont été hospitalisées pour irritation respiratoire selon des informations recueillies auprès des proches vivant la-bas. On craint que la pollution n’affecte les cotes Mauriciennes au gré du vent.

A hier cette éruption a été considéré sans precedent. Les dernières nouvelles disponibles indiquaient toutefois une attenuation. Mais ce n’était que pour une courte durée seulement. Car voilà, l’effervescence est de plus belle.