Rodrigues ne se raconte pas, Rodrigues se vit

novembre 15, 2022

18 km dans la région ouest de l’île, le quart du parcours de l’ultra Trail de Rodrigues (Trail hibou). C’était mon parcours de dimanche dernier avec mon ami Ronny par un ciel couvert à 7 oktas, le soleil se faisant une entrée graduelle dans les derniers kilomètres comme pour le TDR 13 dimanche dernier.

Un tout autre paysage se dessine sur cette partie de l’île loin du chahut quotidien, de quoi se ressourcer. Des endroits dépourvus d’habitations sauf pour quelques cabanes des pêcheurs ici et là, certains en ruines, et des bœufs, des cabris et des moutons, le folklore animalier incontournable de l’île, sans oublier des collines avec des rochers suspendus comme le démontre les photos.

Marcher à travers des sentiers caillouteux (j’imagine la douleur des ultra trailers) parmi les piquants loulou (acacia nilotica) asséchés et des rochers gigantesques blancs exposant une image de couverture de neige dans l’environnement sombre sous les arbres n’est pas une activite qu’on ferait tous les jours. Surtout quand on est dans une région aride longeant les côtes sauvages. L’ampleur de la sécheresse qui sévit depuis quelque temps déjà est palpable.

Et que dire de se prêter au jeu d’enfant en essayant le coup de balançoire sur les racines aériennes des banians poussant ça et là ? De pousser des beuglements pour entendre le retour de l’écho de la Montagne Crier? Oui, on s’est donné à cœur joie lors de cette randonnée pour le moins différente.

Rodrigues ne se raconte pas, Rodrigues se vit, pour citer Fred Bousseau, rédacteur Web chez Trails Endurance Mag.

Ainsi notre randonnée avait commencé vers 06h40 à Biae du Nord pour terminer à Baie Topaz vers la mi-journée en passant par Pointe Pistache, Pointe Manioc, Montagne Crier, Delo Vert et autres Pointe Matourin.

Alfa King (Amanoola Khayrattee)

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Le Trail de Rodrigues 2022: Cap au Nord

octobre 19, 2022

La 13eme édition du Trail de Rodrigues (TDR) vous convie à la découverte de l’ile à travers ces différents parcours. C’est l’évènement phare de l’année qui prend toute sa dimension nationale et internationale avec des participants de renoms attendus de la région et d’autres parties du monde en plus de la participation des trailers locaux. Il se tient toujours le 1er dimanche de novembre.

Donc, cette année-ci le TDR est prévu pour le dimanche 6 novembre 2022. Les inscriptions sont déjà en cours et seront closes incessamment. Ce sera sans doute une découverte en profondeur de la partie nord de l’ile.  Pour reprendre le jargon maritime, cher à Rodrigues – Cap au nord toute !

A l’instar du Grand Raid, Le Trail de Rodrigues regroupe plusieurs courses en son sein. De 7 km à 51 km en passant par le 28 km et le 16 km, tout le monde y trouve son compte. Pour sa 13eme édition, le TDR compte faire peau neuve en basculant ses quatre courses existantes vers le nord de l’ile tout en y rajouter une 5eme course : un Ultra Tour de Rodrigues.

 Découvrons ensemble les différents parcours qui terminent tous à la Reserve François Leguat à Anse Quitor près de l’aéroport Plaine Corail dans l’ouest de l’ile.

Le Trail de la Tortue ou Le Family Trail

Le parcours du plus petit des trails, le trail de la tortue ou le family trail,  passe de 7 km les années précédentes à 6 km cette année pour mieux convenir aux plus petits, mais aussi aux plus grands qui ne peuvent se permettre les parcours allongés.  Le Kids Trail de la ligue de la RTA n’est pas étrangère à la popularité grandissante du Trail de la Tortue.  Le départ se fera à 09h00 à partir du terrain de foot de Montagne Cabri Corail pour se diriger vers Dans Manuel, Caverne Patate, Cité Patate, Dans Coco et l’arrivée à la Réserve François Leguat.

Le Trail Gecko

Ce trail sera couru sur une distance de 16 km à partir de Baie du Nord (lieu de depart du Championnat de Trail) pour rallier la Ferme, Citadel et retrouver les trailers du Trail de la Tortue. Pour rappel c’est aussi une spécificité du TDR pour chaque distance de s’emboiter sur sa précédente pour donner une fin commune. Il démarrera à 08h00.

Le Trail du Solitaire

C’est le format intermédiaire avec un parcours de 28 km qui commence à 07h00 dans l’enceinte de Phoenix Beverages Ltd (sponsor de toujours de la ligue de trail et du TDR) à Pointe L’Herbe. De là, les trailers fouleront les sentiers de Fond Baie aux Huitres, communément appelé l’Agriculture, Allée Tamarin, Montagne Tonnerre, et la grande nouveauté, la superbe vallée de Baie Malgache, pour remonter par Montagne du Sable (une des grosses difficultés de la course), Dans Limon, Pointe Diable et retrouver le Trail du Gecko.  En prime, une vue à couper le souffle sur le lagon nord en face de la vallée de Baie Malgache, réputée pour la culture des légumes, de même que les ilots du nord.

Le Trail du Perroquet

En pénultième, nous avons le 50 km ou le Trail du Perroquet.  Le départ se fera toujours à 05h00 sur la plage d’Anse Ali, à côté de l’Hôtel Tekoma, et la course longera les célèbres criques, avec comme point d’orgue, Anse Bouteille et sans doute son non moins célèbre levé du soleil. Petite bosse en direction de Montagne Cabri Est, pour visiter Trois Soleils et sa célèbre sculpture, Trèfles et ses éoliennes, Rivière Banane, Brulé, la vallée très naturelle de Vainqueur pour retrouver la civilisation à Palissade et prendre de la hauteur sur la plus haute cime de Rodrigues (Le Mont Limon), Mont Lubin et une descente vers la capitale de cœur de Rodrigues : Port Mathurin. 

La vue sur cette partie de l’ile, avec cet effet entre ciel et mer, sera juste incroyable.  Quoique le mieux serait de venir le constater de visu ! Avant d’arriver sur le ravito de Port Mathurin (sur le port), il faudra quand même traverser Crève-Cœur et son hôpital (Queen Elizabeth Hospital), Marie Reine de Rodrigues à Pointe Canon, pour pourquoi pas y dire une petite prière et enfin le marché (pas sûr que vous ayez le temps d’y faire les courses, par contre).  De Port Mathurin, il faudra grimper vers le village de l’Union et ses célèbres monuments – la tombe de Philibert Marragon, un des premiers colons sur l’ile, le monument des esclaves et le monument du Sega tambour.  En quelques foulées, vous voilà dans les pas du Trail du Solitaire à l’Agriculture. 

Le Trail du Hibou ou Ultra Tour de Rodrigues

C’est le dernier du jour mais une nouveauté cette année. Il sera couru sur un parcours de 73 km qui fait tout le tour de Rodrigues en longeant la côte de part en part.  Les Ultra- trailers démarreront à 02h30 du matin (grande première dans le monde du trail à Rodrigues) à François Leguat pour une arrivée au même endroit, avec un tour dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.  Avec un Cut Off Time à 18h00, ils auront largement le temps de longer Mourouk (1er ravito), Pointe Coton (2eme ravito), Baladirou (Point d’eau), Port Mathurin (3eme Ravito), Baie du Nord (4eme Ravito), Pointe Mathourin (5eme et dernier ravito), Pointe l’herbe Corail (dernier point d’eau) et l’arrivée à François Leguat en passant par Banjelic et sa vue extraordinaire sur l’ile aux Crabes.

C’est une évidence que de par le relief de Rodrigues, il faudra alterner entre bitumes et sentiers. 10 km de goudron dès le départ entre Petite Butte et Mourouk, et ce n’est pas si mal, car cette partie se fait de nuit, et 16 km dans le nord entre Baladirou et Baie du Nord, avec le soleil comme compagnon.  Les trailers sur ce parcours spécifiquement sont fortement conseillés de se munir d’équipements de sports appropriés, lampe frontale, ravitaillement personnel indépendamment des dispositions prévus par la Rod Trail Association à divers endroits.  

Il faut savoir que chaque nom donné à un trail rappelle un animal malheureusement disparu de Rodrigues – le Solitaire étant le plus célèbre mais non le seul.  C’est toute la partie histoire, culture, découverte et la conscience de l’environnement que le TDR promeut a travers ce sport  incontournable de l’année. Il sera aussi utile de rendre une visite au musée de la Réserve François Leguat pour en savoir plus.

Quel que soit le parcours : Bon courage !

Alfa King (Amanoola Khayrattee)

(Texte adapté du TDR 2022 – Remerciements à Michael Allet, Vice Président de la RTA)


Au Cœur d’un Sujet Qui Enflamme : La Commission Electorale en Question

mars 26, 2022

Ce qu’il convient d’appeler l’accrochage Shakeel/Roshi dans de l’émission « Au Cœur de l’Info de Radio Plus » la semaine dernière, fait toujours débat. Comme bon nombre de gens, j’ai suivi ce direct avec beaucoup d’intérêt, quoique en différé.

Pour avoir travaillé à l’occasion de plusieurs élections à différents niveaux jusqu’au plus haut, j’ai mon opinion personnelle en ce qu’il s’agit des dernières élections générales avec  toutes les spéculations de fraudes potentielles qu’on veuille les attribuer : allégations de chiffres contradictoires, de bulletins et d’urnes en vadrouille, et autres points d’irrégularités avec l’usage des moyens du type T-square apparemment mises en avant par certains candidats dans leurs pétitions électorales. Ce n’est pas mon but de creuser dans les bienfondés ou non de tout ce qui a été dit jusque-là  sur le déroulement de ces élections. Les instances judiciaires seront sans doute appelées le moment venu à examiner les divers cas devant eux. Ce qui m’intéresse ici c’est la prestation des intervenants et des animateurs de l’émission en question, une prestation pour le moins chaotique. Le niveau semble avoir pris un sale coup jusqu’à descendre visiblement en dessous de la ceinture.

Soit dit au préalable : Je n’ai pas de préférence ni de haine envers qui que ce soit, politique ou autre, surtout pas avec les protagonistes du plateau en question, encore moins avec le commissaire électoral. Et je n’ai non plus aucun lien, de loin ou de près, avec eux. J’ai connu le commissaire en tant que fonctionnaire au fil de mes affectations antérieures aux élections successives. Avec lui, pas de compromis, pas de légèreté, pas de négligence et pas droit à l’erreur dans la conduite de la fonction d’officier électoral. Ceci justement pour le bon déroulement des élections. Et pour cause : les élections doivent se tenir dans des conditions dépourvues de doutes, de favoritismes ou de perceptions de doutes et de favoritismes, donc dans un climat de confiance absolue. Ça c’était des conditions sine qua non au bon vieux temps. Le sont-ils aujourd’hui ? C’est justement sur cela que l’émission en question devait apporter un peu plus d’éclairage, du moins c’est ce que j’ai compris.

Ce qui m’a frappé dans cette émission en direct c’est surtout les réponses précises, percutantes et perspicaces du Commissaire Electoral qui a eu le mérite de démontrer sa maitrise de son dossier. A l’appui, citations des différentes sections des provisions légales régissant les élections pour étayer ses dires. Ce que au moins un des intervenants semblait avoir du mal à cerner pour avoir demandé des justifications à plusieurs reprises.

Le commissaire a eu raison sur les points discordants par rapport au registre des électeurs. Il a fait référence du tac au tac aux législations gouvernant les points soulevés. Les provisions sont on ne peut plus claires, et cela, le simple officier qu’est le « canvasser », ou le « registration officer », le connait très bien. Il a su paramétrer dans le cadre strictement légale, son intervention au téléphone, se gardant bien de commenter sur des points qui pourraient, selon lui, avoir une incidence quelconque sur les sujets de litige en cour. Ainsi, citant les sections pertinentes, il a soutenu l’authenticité du registre électoral utilisé. Ce registre est, selon ses dires et selon la loi, le Representation of People’s Act, compilé et remis à jour chaque année après enquête sur le terrain à une certaine période spécifique de l’année, notamment vers le début, pour être ensuite publié et assujetti à une vérification par les électeurs avant d’entrer en vigueur vers le mois d’aout. Il a aussi expliqué qu’il n’y avait que 65 Bangladais inscrits dans le registre et que tout a été fait dans le cadre de la loi. À une question de savoir s’il allait « step down », il s’est demandé pour quelle raison. Pour lui la question ne se pose pas. Il a insisté avoir pris sa responsabilité, selon la loi, en toute indépendance vu que sa nomination est constitutionnelle, et non pas politique comme perçu par certains. Si jamais il y a des fautes, c’est aux officiers directement concernés de prendre leur responsabilité, pas lui qui ne peut être omniprésent. Et donc il va partir le moment venu, et non pas à l’insistance des politiciens, à moins qu’il soit trouvé coupable de fraude par une cour de justice. Il importe de souligner que les protagonistes disent ne rien lui reprocher au niveau personnel tout en ayant des réserves sur la façon dont les dernières élections se sont déroulées.

Dans un autre ordre d’idées, sans vouloir faire la leçon aux organisateurs de cette émission, le choix des intervenants semble avoir été mal inspiré pour l’occasion. C’est une opinion personnelle. La participation d’académiciens en sus de politiciens aurait, en toute modestie, apporté beaucoup plus de lumière sur ce qui est perçu comme des zones d’ombres. En fin de compte qu’est-ce que la population attend d’un tel débat si ce n’est de voir un peu plus clair sur ce qui a pu être à l’origine des manquements, s’il y en a eu ?  

Shakeel Mohamed, pour tout l’effort qu’il a fait d’amener la discussion autour de la portée jalousement légale, a dû se rendre à l’évidence de sa position embarrassante de par son lien de parenté avec le commissaire. Et c’est là justement où le bât blesse quant au choix d’intervenant. De son côté Roshi Bhadain, perçu souvent de trop vouloir monopoliser la parole avec une insistance propre à lui dans un élan d’essayer de faire taire l’adversaire en face, s’est laissé aller dans des calomnies, repris tour à tour par Shakeel Mohamed, malheureusement inappropriées pour la circonstance. Quel  gâchis pour ces hommes en toge. Heureusement pour le commissaire qui ne s’est pas laissé prendre au piège de ce qui ressemblait étrangement à une démagogie politique. Lui qui a finalement pris le dessus sur les autres tant les discussions piétinaient. N’était son intervention, on aurait eu à se contenter des arguments pour le moins stériles sur le plateau.

Nul doute, l’audience semble être restée sur sa faim. À voir les réactions sur les réseaux sociaux et même dans la presse, la déception est palpable, tant l’attente était grande. L‘accessoire aurait pris le dessus sur l’essentiel. Les intervenants, politiciens avertis de surcroit, se rendent-ils compte que les quolibets politiques n’ont leur place que sur des « caisses savons » plutôt que sur un plateau public en live vu par des milliers de personnes pour un débat sur un sujet d’intérêt national ?

Au final la question de savoir « Comment rétablir la confiance dans le processus électoral? » autour de laquelle le débat devait s’orienter, est restée dans une large mesure sans réponse. Et le débat s’est glissé lamentablement sur le terrain des attaques personnelles hors sujets frôlant parfois le vulgaire, digne des querelles d’enfants, dont les animateurs auraient pu nous épargner.

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 18 février 2022.


Le Robot et l’Ame Vivante

décembre 24, 2021

De nos jours, il suffit d’un clic pour passer un message, ou plusieurs, à des milliers, voire des millions, de gens, qu’on les connaisse ou pas. Une action mécanique qui se manifeste derrière l’écran, souvent anonyme, à voir l’avalanche de ce type de souhaits inondant la toile aussi bien que les boites à messages privés à des moments ponctuels. Les abrégés sont devenus légions : RIP (Rest in peace) pour exprimer sa peine dans le cas d’un décès, HB (Happy Birthday) pour un anniversaire, OMG (Oh, my God) pour exprimer une émotion vive, de surprise, et j’en passe. Il n’y a rien de mal de recourir à des raccourcis surtout dans le jargon électronique. On est en plein dans l’ère cybernétique des abréviations, des raccourcis dans l’expression digitale. Résultat : la forme a la côte sur le fond.

Autrefois, sans l’ordinateur ni portable, notre plume s’activait avec l’aide de notre matière grise, à transformer notre émotion en messages vivants venant tout droit du cœur. Aujourd’hui tout est pré-écrit, préconçu, ce qui a pris plutôt une allure rhétorique, qui devient au fil du temps une expression creuse. Tout comme les souhaits de noël ou de fin d’année pour être dans la conjoncture.

Le but ici n’est pas de questionner le droit légitime de l’expéditeur de recourir à des formes d’expressions qui les conviennent, un droit englobé dans le droit à la liberté d’expression ou de la parole dans un environnement démocratique. Encore moins la disposition du lecteur, pressé par la voracité à parcourir tout ce qui tombe sur l’écran, à les raffoler.  

Si l’intention, la substance,  et l’essentiel sont là, ces messages comportent une distraction plutôt qu’une appréciation approfondie, de par leurs conceptions graphiques sensationnelles, dans certains cas, les uns visuellement plus attrayants que les autres, copiés, recopiés et retransmis on ne sait combien de fois.

La rhétorique légendaire  donne l’expéditeur l’impression du sens du devoir accompli envers son prochain, virtuel ou réel. Celui-ci est d’autant plus réconforté par des tonnes de « likes » (tout aussi mécanique) que le récipiendaire ou le lecteur acquiesce volontiers. Des actions robotisées. Un clic, et on accompli son devoir dans la plus simple des formalités. Est-ce qu’il communique vraiment l’émotion voulue du fond de l’âme, du cœur et de l’esprit? Est-ce que nous nous rendons compte vraiment que l’interlocuteur de l’autre côté de la toile peut aussi être une personne réelle comme nous ? C’est de là qu’on peut jauger toute la différence entre un robot et une âme vivante.

À réfléchir en cette période de noël et de fin d’année.

En cette occasion festive je tiens à exprimer, malgré tout, mes souhaits les plus sincères à tous pour une vie plein de bonheur, de santé, de prospérité et de gaité. Vivement, joyeux noël et bonne année. À votre sante !


La Grande Dictée 2021 à Rodrigues

octobre 10, 2021
Remise des prix par la commissaire, Rose de Lima Edouard-Ravina

Moment d’intenses émotions et de joie lors de la remise du trophée, un lot de livre, un certificat et un sac artisanal avec l’insigne « Grande Dictée 2021 » au grand champion.

Je suis très honoré d’avoir été proclamé champion de la catégorie grand public. Cette dictée m’a fait voyager dans le temps. Et m’a emmener dans mon époque estudiantine, il y a de cela un peu plus d’une cinquantaine d’années. Cet exercice m’a aussi permis de jeter un nouveau regard, plus attentif, pour une écriture à l’orthographe convenable afin de mettre en valeur cette belle langue combien riche et mélodieuse, qualifiée souvent comme la langue de l’amour. D’ailleurs Anatole France, ne disait-il pas que « la langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme, et qu’on n’est jamais tente de lui être infidèle » ?

Faire Vivre l’Esprit de l’Autonomie à travers la Grande Dictée

Les résultats de la grande dictée 2021, organisée par la Commission des Services Bibliothèques et autres de l’Assemblée Régionale de Rodrigues, ont été proclamés le jeudi 7 octobre 2021. La cérémonie de la remise des prix a eu lieu au centre des loisirs et de culture à Mon Plaisir par la commissaire de tutelle, Rose de Lima Edouard-Ravina.

Les gagnants en compagnie de la commissaire.

C’était une première édition dans le cadre du 19ème anniversaire de l’autonomie de Rodrigues. La commissaire a réitéré la tenue de la grande dictée dorénavant tous les ans dans le contexte de l’anniversaire de l’autonomie pour que « chaque jeune, chaque enfant et chaque membre du public puisse vivre l’esprit de l’autonomie à travers la grande dictée ».

Les cinq autres catégories étaient réservées aux élèves et étudiants des cycles primaires et secondaires. 214 candidats avaient pris part à cet exercice avec 17 écoles primaires et tous les collèges secondaires de l’ile.

Si pour l’éliminatoire, qui avait eu lieu le jeudi 23 septembre, le texte avait été lu par moyen d’une bande préenregistrée sur les ondes de Rodrigues FM, pour la finale elle l’a été en face à face le jeudi 30 septembre toujours à Mon Plaisir.

Conduite de la dictée et choix des textes

La dictée était conduite en quatre étapes : une première lecture au rythme normal pour familiariser les candidats au texte, une deuxième lecture avec ponctuation, puis une troisième – la dictée propre, et finalement une lecture rapide du texte complet de façon à permettre aux candidats de vérifier s’ils n’ont rien raté.

Le texte pour la grande finale était un extrait du roman de J M G Le Clézio, Le Chercheur d’Or, alors que pour l’éliminatoire ç’en était une de Marcelle Lagesse, Une jeune femme au mont Limon. Le choix des textes n’a pas été fait au hasard. « C’est un choix méticuleux de façon à mettre en avant la littérature rodriguaise écrite par des écrivains d’ailleurs, mais aussi la plume rodriguaise, » a dit la commissaire lors de son discours de circonstance.


La Grande Dictée : un exercice littéraire tout trouvé par l’administration régionale de Rodrigues

septembre 25, 2021

C’est une expérience inédite, en quelque sorte une réminiscence de mon époque estudiantine, que de participer dans la catégorie du grand public, de la grande dictée organisée par la Commission des Arts, de la Culture et autres de l’Assemblée Régionale de Rodrigues dans le cadre du 19eme anniversaire de l’autonomie de l’ile.

Cette dictée, classée en six catégories, est destinée aux élèves et étudiants des cycles primaires et secondaires, mais aussi au grand public à Rodrigues de façon à éveiller le sens de l’écriture à l’ère de la technologie informatique.

L’éliminatoire a eu lieu le jeudi 23 septembre à partir de 10h00 dans les écoles et collèges pour les étudiants, et au Centre de Lecture et d’Animations Culturelles (CLAC) à Mont Plaisir pour le grand public. La finale est prévue pour le jeudi 30 septembre au Gymnase Daflorence Édouard, Le Chou College à partir de 10h00.

La remise des prix pour un champion, un vice-champion et un deuxième vice-champion dans chaque catégorie, aura lieu selon le calendrier établi, le jeudi 7 octobre prochain.

La dictée a été faite par moyen d’une bande préenregistrée sur les ondes de Rodrigues FM en quatre étapes : une première lecture au rythme normal pour familiariser les candidats au texte, une deuxième lecture avec ponctuation, puis une troisième – la dictée propre, et finalement une lecture rapide du texte complet de façon à permettre aux candidats de vérifier s’ils n’ont rien raté.   

Bien sûr comme pour n’importe quelle compétition on s’efforce de donner le meilleur de soi-même. C’est un exercice avant tout de jauger la maitrise de cette langue très distincte qu’est le français, souvent compliquée, dit-on, de par ses règles d’orthographe et de grammaire qui ne cessent d’évoluer par rapport aux époques. Un exercice qui fait appel au sens de l’ouïe, de la concentration et du jugement spontané pour la justesse de l’écriture.

Pour moi ça a été une expérience somme toute enrichissante. Ce qui m’a retenu c’est surtout ce côté passionnant, cette atmosphère tendue comme dans une salle d’examen qui tient le candidat en haleine pendant tout le long de l’exercice. « Vous vous êtes tous bien appliqués, » nous dira la surveillante à la fin de l’exercice qui aura duré environ une heure.

Alfa King

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A propos de l’auteur

Mauricien résident à Rodrigues, Alfa King (Amanoola Khayrattee, de son vrai nom) est contributeur chez La Gazette Mag de l’océan indien et chez This Week News MauritiusRetraité, ancien syndicaliste et consultant en matière d’hygiène-sécurité au travail, il a été éditeur de journal syndical. Ainsi il a écrit  divers articles destinés aux publications et magazines internes y compris la presse locale. Il blogue depuis 2007. Alfa King Memories est son blog en anglais.


RODRIGUES: Plaidoyer pour un Tourisme Pédagogique

juin 22, 2020

De gauche a droite:

Christian Leopold, Arnaud Meunier, Jean Yves L’Helgoualch

et Christian Nemorin

“Tourisme: comment envisager la suite – post covid-19”. C’était le thème d’un libre échange d’opinions au Rodrigues Friendly Café à la rue Francois Leguat, Port Mathurin. C’était le samedi 20 juin 2020 à 10 hres à l’initiative de Christain Nemorin, Tour opérateur et gérant du café.

Christian Leopold, entrepreneur artisanal au Pandanus, Arnaud Meunier de la Réserve François Leguat, directeur des courses au Rod Trail Association (ATR), tous deux membres de l’ATR (Association du Tourisme à Rodrigues), et Jean Yves L’Helgoualch, touriste confiné à Rodrigues depuis le mois de mars, avaient pris la parole.

Christian Leoplold a fait une historique de l’artisanat et sa contribution dans le développement de Rodrigues. Selon lui ce domaine devrait connaitre un nouvel essor avec un “shift” de l’artisanat de l’utilitaire au service. Si au début on consommait ce produit pour son apport utile au quotidien des gens, aujourd’hui on est appelé plus à vivre une expérience artisanale éducative pour donner de la valeur ajoutée. Ceci de manière à vulgariser l’évolution de ce secteur plus pour la connaissance de ses différentes étapes de production, des matières biologiques utilisées dans le processus, et pour son coté beauté et souvenir plutôt que comme des simples items de consommation.

Vue de l’assistance

Arnaud Meunier, pour sa part, a mis l’accent sur l’apport du Trail à l’économie à Rodrigues. Dès son premier numéro en 2010 avec quelques 300 participants dont une dizaine d’étrangers, dira-t-il, le Trail de Rodrigues a connu un succès retentissant au fil des années. Pour son dixième numéro l’année dernière la participation était sur réservé avec 1476 participants sur les 1250 attendus, dont plus de 500 étrangers et accompagnateurs. Ce qui rapporte, d’après des statistiques, quelques Rs 22 millions pour les six jours en moyenne que les participants restent dans l’ile, un bénéfice important pour le tourisme, mais pas pour la RTA, précise-t-il. Les trailers étrangers reviennent tout le long de l’année pour une reconnaissance des sentiers avant l’évènement phare. C’est une source de revenus non-négligeable. C’est pourquoi aussi qu’il a plaidé pour que le gouvernement puisse favoriser une participation aux évènements internationaux où les représentants locaux peuvent rencontrer plus de gens et nouer des liens en vue de les attirer ici au lieu des participations aux salons qui sont très restreints en termes de contact.

De son côté, Jean Yves L’Helgoualch a fait état de son expérience durant ses quatre derniers mois qu’il est confiné avec sa femme ici depuis la fermeture des frontières. Il dit avoir eu à faire un choix entre “subir” ou “habiter”, subir les conséquences d’un confinement en restant renfermé ou vivre en communion avec les gens afin de découvrir leurs quotidiens. Il a bien apprecié la bienveillance des Rodriguais qui les ont accueilli dans leurs jardins ou à la mer pour la pêche à l’ourite ou autres activités journalières. Ils ont vécus des moments exceptionnels avec la dimension traditionnelle culturelle à travers la danse et les chansons. Il dit son appréciation pour l’initiative prise par le gouvernement régional dans la protection de l’environnement en général et souhaite voir l’évolution du tourisme avec un itinéraire environnemental thématique dans la nature aussi bien que dans l’espace marin avec une réinvention des objectifs.

Christian Némorin qui a agi comme modérateur a souhaité une meilleure considération de la part des agences de voyages envers les petits opérateurs qui se sentent défavorisés par rapports aux grands hôtels.

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 21 juin 2020.


La Météo a Bon Dos

avril 19, 2020

A chaque occasion de cyclone ou autres temps adverses, la météo est sous les feux des projecteurs. Avec raison. Car elle est l’autorité responsable pour l’analyse des données météorologiques et les prévisions du temps incluant les phénomènes susceptibles de donner lieu à des conséquences dramatiques. Que les prévisions soient à point ou à coté, elles sont sujette à des critiques, à tort ou à raison. Et c’est ainsi à travers le monde.

Avec l’avènement de la technologie informatique et l’internet on tombe dans un océan d’informations, les unes plus percutantes que les autres. Si auparavant on devait attendre les bulletins pour être au courant de l’évolution de la situation, de nos jours tout est à la portée de nos doigts. Du coup tout le monde est devenu prévisionniste. C’est bon de pouvoir apprécier la situation selon son analyse à soi. Mais de là à prétendre être mieux versé que celui qui est « on the hot seat », il y a de quoi se poser des questions. Tout le monde est expert, sauf les experts, n’est-ce pas ?

L’émission de l’avertissement de classe 3 ce matin à une heure où tout le monde était déjà sur la route du travail, certains déjà au bureau, est venu semer la panique et la confusion dans le public. Pourquoi ne pas avoir émis cet avertissement plutôt afin de ne pas bousculer une journée qui s’annonçait déjà rude avec Calvinia dans les parages. Le spécialiste scientifique qu’est le directeur de la météo doit avoir ses raisons, pas nécessairement compréhensibles à monsieur tout le monde. Certainement il doit des explications. A-t-il raté le coche ? Ou a-t-il subit une influence quelconque ?

Mais la pomme de la discorde a aussi une autre configuration. Il y a de plus en plus une perception d’influence ministérielle sur l’émission ou pas d’avertissement au moment opportun. On n’est pas sans savoir que la météo est régit depuis le 18 novembre par « THE MAURITIUS METEOROLOGICAL SERVICES ACT 2019 ». C’est une loi qui a pour objectif « to provide a regulatory framework for the establishment and operation of the Mauritius Meteorological Services ». Elle définit clairement les objectifs, les fonctions et les responsabilités de la météo et de son directeur. Mais elle crée aussi une ambiguïté avec l’inclusion d’une clause énonçant le pouvoir du ministre de tutelle.

Les sections 4 (c), 5 (b) et (c) et 6 (b) de la loi en question sont claires en ce qu’il s’agit de la part de la météo. Mais la section 10 (1) est sujette à interprétation. Il importe de savoir “to what extent” le ministre “may give such directions of a general character to the Director“. Et quelles sont ces « directions » ? Est-ce que cela voudrait insinuer qu’il pourra influencer le timing d’un avertissement ? A surfer sur les réseaux sociaux, on se rend compte que si beaucoup de gens ont une opinion négative en ce qui concerne la compétence de nos météorologues, il n’est pas moins vrai qu’ils ont aussi la perception que les météorologues agissent sous l’influence politique, du ministre plus précisément (celui qui a la responsabilité du dossier météo) et par ricochet le pouvoir politique en place.

Loin de me substituer au légiste chevronné, n’ayant pas de connaissance appropriée en matière d’interprétation légale, il semblerait que les “directions of general character” (qui reste à être défini dans le contexte de cette loi et qui semble avoir une signification très ouverte) ne pourraient signifier “directions of technical, scientific and professional nature” qui est du seul ressort du directeur de la météo. Donc, toute perception d’influence ministérielle dans l’émission des alertes ne serait que fortuite, strictement dans le cadre de cette interprétation qui en est une d’un profane. Les hommes de loi et les juges sont mieux placés pour donner une interprétation juste et appropriée.

Autrement toutes les spéculations sont permises. Par exemple, certains croient que cette loi aurait été subtilement rédigée pour « empower » le ministre à avoir la main haute sur le département, pour ainsi marquer des points au niveau politique si tout va bien, tout en voulant le “discharge” de toute influence perceptible, mais en même temps rejeter la faute sur le directeur quand les choses se corsent. Ne serait-il pas une politique de « Pile je gagne, face tu perds » ? Encore faut-il, en cas de doute sur une interprétation, se référer à l’Interpretation and General Clauses Act 1974. La section 5 (8) par exemple stipule que “Effect shall be given to each enactment according to its true intent, meaning and spirit“. Allez comprendre. La météo a bon dos.

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 30 décembre 2019.


RODRIGUES: Un Trail Sous le Signe de la Fauvette

avril 19, 2020

La Fauvette de Rodrigues

La fauvette et le trail, quelle liaison? A priori pas de relation directe. C’est une histoire qui découle de l’affinité avec la nature. L’un est unique dans la région et endémique à Rodrigues. L’autre, à travers ses activités de trail mensuel, oeuvre pour la conscientisation autour de la nécessité de préserver l’environnement naturel pour la survie des espèces, comme la fauvette, menacées d’extinction.

La fauvette, petit oiseau brun, long de 12 cm pesant environ 12 g, connu comme zoiseau long bec ou rousserole, généralement solitaire mais aussi parfois en couple, est exclusivement forestière et très insectivore. Aperçue  vers les hauts de l’ile dans des endroits comme Solitude, Mont Limon, Grande Montagne, Mont Malartic, Saint Gabriel et Cascade Pigeon, elle construit son nid entre octobre et mars. Une étude menée en 1988 par Probst Jean-Michel, chercheur dans le domaine de la conservation de la biodiversité en milieu tropical, indique qu’il y avait une population d’environ 40 couples reproducteurs qui méritent d’être sauvés pour prévenir le sort qu’a subi le solitaire de Rodrigues.

Conscient de cet enjeu, la RTA (Rodrigues Trail Association) en tant qu’organisation responsable, place ses activités dans cette optique. Ainsi des règles bien spécifiques sont applicables pour le respect de l’environnement forestier en vue de minimiser des impacts négatifs possibles par les coureurs. Toute enfreinte est passible de disqualification de la course. Le trail de dimanche 30 juin dernier, comme à l’accoutumée, s’est donc inscrit dans ce contexte.

Le trail fauvette a tenu toutes ses promesses sous le parrainage de Koki Boner et le Pandanus. Avec plus d’une centaine de participants toutes catégories confondues les coureurs étaient répartis au choix sur les parcours suivants: le trail long sur 20 km avec un dénivelé d’un peu plus de 700 m, le trail court sur 15 km avec 520 m de dénivelé et le kids trail sur une distance de 2 km.

Les partants au trail court

Pour les profanes, le dénivelé est tout simplement la différence d’altitudes entre deux points relativement proches de la surface de la terre. On le dit positif quand la hauteur du point suivant est supérieure à celle du premier point, et négatif dans le cas opposé. Avec la succession de montées et de descentes dans un parcours il faut tenir en compte le dénivelé global qui est la différence d’altitudes entre le premier point et le dernier. Il y a tout un calcul pour arriver à cela, ce qui est hors de la portée de cet article.

Si la veille certains craignaient le mauvais temps, ils étaient ravis d’évoluer par un temps plutôt couvert le matin suivi d’un ensoleillement graduel plus ou moins supportable entre deux pluies fines passagères. Le départ a été donné à 8h20 pour le long, à 8h40 pour le court et à 10h30 pour le kids devant la villa Koki Boner à Pointe Coton.

Les coureurs se sont aventurés par rapport au parcours pré-établi dans des terrains broussailleux, rocailleux et parfois marécageux à travers des obstacles, non sans difficultés, avec dans le passage, des troncs d’arbres énormes abbatus gisant au sol, ainsi que des boeufs broutant l’herbe fraiche de la forêt. Il importe d’être constamment vigilant si on veut s’en tenir au parcours sans avoir à rebrousser chemin comme c’est souvent le cas par des marquages parfois pas visible parmi les haies à hauteur de la ceinture.

Troncs gisant au sol

Comme à chaque trail, la découverte est tout autant merveilleuse. Il n’y a rien de mieux quand on se retrouve sur les crêtes que de prendre à plein poumon l’air fraiche à l’etat pur venant des vallées gigantesques. La joie et le sentiment d’émerveillement sont d’autant plus immense quand on arrive à passer par des endroits comme Décidé, Montagne Longue et autres Mont Ursule avec des vues imprenables, dont l’existence aurait autrement restée floue pour certains. Mais surtout quand on rencontre des gens qui vous disent: “C’est notre quotidien que d’emprunter des sentiers souvent impraticables pour vaquer à nos occupations journalières. Nous sommes tellement habitués à  ce rythme que nous ne nous rendons que très rarement à l’hopital.” Histoire de dire qu’ils jouissent d’un physique qui impacte positivement sur leur (bonne) santé. Quelle belle leçon pour bon nombre parmi nous qui menons une vie en grande partie quasi-sédentaire!

L’activité a pris fin vers les 12h30 avec la remise des médailles au classés. Pas d’incidents majeurs à déplorer avec une organisation impeccable et le déploiement des volontaires à des points stratégiques. Ceci pour s’assurer du contrôle, du bon déroulement et du ravitallement, sous la houlette de Jean Claude Ah Kang (Hoareau), Arnaud Meunier, Michael Allet et Damien Allas entre autres. Ils ont abbatus un travail digne des professionnels dont la réputation n’est plus à refaire en ce qui concerne l’épanouissement de cette discipline à Rodrigues.

Le prochain trail, le championnat de Rodrigues, est prévu pour le dimanche 18 août à partir de Baie du Nord.

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 2 juillet 2019.


[RODRIGUES] – Sous la menace de tempête à partir de ce weekend

mars 21, 2019

Tout laisse croire que Rodrigues sera sous la menace de la tempête qui serait baptisée JOANINHA incessamment.

Une zone de basse pression évolue presqu’au nord-est de St Brandon et au nord nord ouest de Rodrigues.

Une intensification en une tempête tropicale n’est pas à écarter et pourrait être baptisée JOANINHA.

D’après certains models elle bougera très probablement en une direction qui la rapprochera de Rodrigues, et peut-être même passera sur l’ile tôt Mardi 26 Mars dépendant de sa vitesse de déplacement.

Le temps nuageux avec des pluies intermittentes qui prevaut actuellement continuera à se détériorer davantage à partir de Vendredi soir, avec des averses orageuses, et des rafales pouvant dépasser les 80km/h. Le vent autour du centre est estimé à plus de 170 km/h. La mer sera houleuse. Des précautions sont de mise.

Ceci n’est qu’une opinion personnelle, basée sur des informations disponibles auprès de différentes agences météorologiques. Veuillez consulter les comuniqués de la météo.

Alfa King

Note: Article de l’auteur paru dans This Week News Mauritius le 21 mars 2019.


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